Indymedia Grenoble

Nanotechnologies : la grande mascarade participative

écrit le 01/11/2009, actualisé le 22/11/2009

Le gouvernement, via la CNDP (la Commission Nationale du Débat Public), a lancé sa caravane publicitaire des nanos : une série de 17 « consultations publiques » sur les nanotechnologies dans toute la France qui ont lieu jusqu’en février 2010. Le but ? Blablater pour apporter une caution démocratique à l’imposition des nanos, et laisser les réfractaires se défouler pour les épuiser. Il n’échappera à personne que les dés sont pipés. Sinon comment expliquer que les centres de recherches sur les nano et biotechnologies prolifèrent déjà ? Les autorités ne s’en cachent d’ailleurs pas, comme la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a demandé au CEA « de faire des nanotechnologies une priorité » ou encore Sarkozy tapant du poing :« la France va mettre en place une stratégie d’innovation dans les nanotechnologies » .

L’appareil de propagande est en marche pour nous faire gober leurs couleuvres et accepter les conséquences mortifères de leurs recherches, tout comme ils l’ont fait pour l’amiante et les OGM. Mais, partout en France, des opposant-e-s se mobilisent et refusent de participer à cette mascarade. Voir le site nanomonde plein de ressources et d’informations critiques.

Le 21 novembre, un cinquantaine de personnes occupent le Pôle Traçabilité de Valence pour s’opposer au nanomonde et au puçage généralisé.

20 novembre : incursion d’une quarantaine de personnes dans Minatec lors de portes ouvertes aux lycéens pour la "fête" de la science.

Des tags anti-nano fleurissent à Grenoble.

Le 19 novembre, des opposants aux nanotechnologies s’invitent à une conférence de presse donnée par le président de la CNDP, Jean Bergougnoux, et lui remettent le « pipeau d’or ».

A Lille, le 17 novembre, le « débat » public est carrément annulé.

Le 14 novembre, à Grenoble, des tracts sont diffusés à la fête de la science. Voir des photos.

Lire le compte-rendu du débat public organisé à Clermont-Ferrand le 10 novembre.

Lire le compte-rendu, par un opposant, du "débat public" organisé à Orléans le 27 octobre.

Le 20 octobre à Toulouse des individus prennent la parole et expliquent pourquoi ils ne participent pas à cette mascarade pompeuse et pleine de fastes. Lire un autre témoignage.

Le 15 octobre, le premier « débat » à Strasbourg est perturbé, applaudi par la moitié de la salle.

Pendant ce temps là, des banderoles sont accrochées sur les ponts de la rocade à Grenoble.

Le 14 octobre à Minatec des sauvageon-ne-s réussissent à s’introduire à l’une des rencontres autour de « l’interaction homme-machine » ouvertes uniquement au quidam capable de débourser 200 euros (!). Lire le compte rendu de leur nano-action.

Pour coller des affiches par chez vous, le matos c’est ici.

Si vous voulez vous moquer de cette parodie de démocratie, envoyer des mails à la CNDP : contact@debatpublic-nano.org

Rendez-vous le 1er décembre à Alpexo pour ce fameux « débat » à Grenoble.

Une usine à loisirs dans la forêt des Chambarans ?!

écrit le 08/10/2009, actualisé le 13/11/2009

Le mercredi 11 novembre quelques opposants à Center Parcs proposent une promenade dans le bois des Avenières qui sera prochainement interdit d’accès.


La société Pierre & Vacances projette depuis près de 2 ans d’implanter une usine à loisirs dans les Chambarans. Ce piège à touristes sensé dévorer un espace encore un peu sauvage, se nomme « Center-Parc ». Plus d’infos ici et .

Lire la chronologie du projet.

Des opposant.e.s au « Center-parc » se mobilisent et informent les habitant.e.s de la région. Voir leur blog. Ici le texte « Massacre aux Avenières » que les opposant.e.s ont récemment distribué.

Une pétition circule pour empêcher Pierre & Vacances de s’approprier et de marchandiser la forêt.

Cité Viscose : contre l’augmentation des loyers et des charges

écrit le 22/09/2009, actualisé le 04/11/2009

La lutte de la cité Viscose se poursuit et la mobilisation contre la hausse des charges locatives gagne d’autres quartiers (Village Olympique). Le 2 novembre, une réunion rassemblera le bureau de l’association du quartier, l’OPAC 38, la Compagnie de Chauffage et la municipalité d’Echirolles, pour avancer dans les négociations.


Quartier HLM cosmopolite et truffé de potagers, la cité Viscose, construite en 1937 à Echirolles sous le modèle des cités-jardin ouvrières, risque de voir certain-e-s de ses habitant-e-s partir contre leur gré. Les travaux réalisés l’an dernier pour installer le chauffage urbain ont servi de prétexte à une hausse des loyers, sans pour autant faire baisser les prix du chauffage… Les habitant-e-s, constitué-e-s en association, s’organisent face à ces augmentations. Ils et elles déclarent vouloir payer le juste prix en matière de chauffage, un prix moyen. A terme, ils et elles revendiquent une baisse des charges et des loyers.

L’enjeu, c’est que les petits revenus des ouvriers retraités de la Viscose leur suffisent pour rester habiter dans leur cité… La pression que subissent les plus pauvres, et qui trop souvent les « déplacent » vers des zones plus reculées étant, rappelons-le, un phénomène global du monde capitaliste.

L’association a demandé des explications sur ces hausses au bailleur social OPAC 38 ainsi qu’à la Compagnie de Chauffage, société mixte dont Dalkia/Veolia est actionnaire à 42%, qui réalise des bénéfices et qui a pourtant récemment augmenté ses tarifs dans toute l’agglomération.

En attendant des réponses claires, certain-e-s habitant-e-s refusent de payer la régulation de charges demandée par l’OPAC en juillet 2009.

Une rencontre publique avec l’association des habitant-e-s, le collectif Défends-toit et la caravane des mal-logé-e-s s’est tenue le 24 septembre à la cité Viscose. Ici le compte-rendu de la soirée par l’association des habitant-e-s du quartier, et le compte-rendu d’un-e participant-e à la soirée.

La zone de gratuité n’est plus

écrit le 22/05/2009, actualisé le 22/09/2009

Le dimanche 29 mars a vu naître sur Grenoble une zone de gratuité entre le chemin de fer et la piste cyclable sous le pont du croisement de l’avenue Maréchal Foch et colonel Layonerie (ou rue Léo Lagrange).

Elle a été rasée par les autorités en juillet dernier.

Des infos sur ce blog.

Pourquoi critiquons-nous les médias ?

écrit le 28/05/2009, actualisé le 22/09/2009

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Il n’échappe à personne que médias et journalistes sont régulièrement la cible de critiques sur Indymedia. À chaque grève, révolte, manifestation ou occupation… des personnes font part de leur amertume ou de leur colère à l’égard des journalistes à qui elles ont eu affaire. Qui n’a jamais eu de mauvaise expérience avec la presse ? Qui n’a jamais enragé contre le traitement médiatique d’un événement, d’une lutte (lire la réaction à un article sur Caterpillar) ? La méfiance vis-à-vis des médias dominants s’installe dans la population et la conscience que ces médias sont des ennemis progresse dans les rangs des contestaires (lire le texte "Médias, casse-toi !"). De plus en plus, résonnent des mots d’ordre tels que : « Ne cherchons pas à plaire aux médias ni à être crédibles à leurs yeux ! », « chassons-les de nos AG, de nos manifs ! ». « Soyons nos propres médias ! »

Mais de quoi accuse-t-on au juste les médias commerciaux et les médias « aux ordres » ? De pas grand-chose sauf peut-être : D’être connivent et complaisant avec tous les pouvoirs. De servir le discours des dominants. De défendre l’ordre établi et ses institutions. De parler à nos émotions plutôt qu’à notre raison. De nous divertir plutôt que de nous informer. De faire de l’information un produit d’appel pour publicitaires. D’anesthésier notre esprit critique et notre capacité d’indignation. De nuire aux luttes sociales. De véhiculer des clichés. De stigmatiser des individus et des groupes. De déformer la parole des gens. De mentir par omission. De mépriser leur public…

Les médias locaux qui sont dans le collimateur : le Dauphiné Libéré et son rejeton « branché » Grenews, France Bleu Isère et, moins fréquemment, France 3 ... S’il est souvent peu pertinent de personnaliser les critiques (s’en prendre à tel ou telle journaliste) et de taper sur un média plus que sur tous les autres, nous avons toutes et tous nos « bêtes noires ». A Grenoble, et bien au-delà, nous subissons un journal quotidien d’information qui bénéficie d’une situation de monopole. Ce média local, certainement le plus servile d’entre tous et le plus grand adversaire des luttes sociales, c’est le Dauphiné Libéré qui porte le doux nom de "Daubé". Mais, pour commencer, pourquoi le Daubé est-il daubé ? Episode 1 et 2. Peut-être parce qu’il sert le discours sécuritaire ? Peut-être encore parce qu’il travaille main dans la main avec la police pour mater les contestataires un peu trop turbulent.e.s qu’il qualifie sans vergogne de « casseurs » ou « d’anarcho-libertaires » ? Et certainement pour plein d’autres raisons encore.

Pour lutter contre les nuisances médiatiques :
- il y en a qui occupent les médias, comme pendant le CPE à Grenoble (voir la vidéo).
- il y en a d’autres qui préfèrent s’inviter sur les plateaux télé, comme à Athènes, (voir la vidéo)
- il y en a d’autres encore qui choisissent de saboter les relais de transmission, comme à Millau  !
- et partout, il y en a qui créent leurs propres médias (à Grenoble, un nouveau canard a vu le jour).


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